FROTTAGE - La radieuse

Monotypes / Frottage

Ce projet créé pour l'exposition La Radieuse à Bruxelles est un ensemble de frottage de différentes parties du bâtiment mettant en valeur son usure, son histoire.

L'empreinte devient le médium, le pont, entre le spectateur et l'espace. L'un se révélant à l'autre sans jamais pourtant se distinguer complètement.

Ce travail in situ interroge le lien entre l'oeuvre et lieu d’exposition. En utilisant l'espace comme un outil, ce travail nous amène à travers l'image à voir l'espace d'exposition comme une oeuvre à part entière.

Une exposition d’Emmanuel Lambion avec des étudiants et lauréats de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ArBA-EsA)

Minok An, Agathe Bastide, Hadrien Bruaux, Valentin Capony, Jean Casanova, Céline Cuvelier, Simon Dalemans, Tamsir de Halleux, Marco De Sanctis, Thomas De Souza, Claire Ducène, Louis Everaerts, Ophélie Friberg, Giulia Gallino, Florence Gilard, Victor Guézennec-Schmidt, Ruifu & Weifu Guo, Danbee Hur, Edouard Jattiot, Roxane Kisiel, Anne-Laure Kopeikin, Léascope, Thibault Lienard, Antoine Lortie, Raphaël Marchal-Perrin, Lola Martins-Coignus, Kunbo Meng, Natacha Mercurio-Jeudy, Thomas Merle, Simon Morini, Ulysse Navarro, Hyojae Park, Heloïse Prax, Marine Randour, Nicolas Riquette, Lucas Roman, Lucien Roux, Jérémy Ruiz, Elina Salminen, Stéphane Stadler, Emilie Terlinden, David Temprano, Bo Ân Tô, Leen Van Dommelen, Tanya Varbanova, Sophie Vendryes, Hadrien Verlinden, ...


Une adresse: Quai du Commerce 7, sur invitation et avec la complicité de Frédéric de Goldschmidt et Will Kerr.
Un bâtiment chargé d’histoire(s), sis près de la Porte du Rivage de l’ancien port de Bruxelles, jadis affecté pendant la Deuxième Guerre mondiale à la société de production UFA-Film avant de devenir le service audiovisuel de feu le Ministère de l’Education Nationale et puis, jusqu’à tout récemment, un centre de médecine psychiatrique précisément appelé Rivage. 

En contrepoint sans doute à l’esprit des lieux, à un certain esprit des temps, du printemps dernier, lorsque l’invitation me fut adressée par Frédéric de Goldschmidt et Will Kerr de faire une proposition de projet en attendant la rénovation complète du bâtiment, un nom s’impose Radieuse. 
Un titre qui n'est pas un thème, loin s'en faut, mais qui convoque de nombreuses associations mentales.

Radieuse comme la Cité Radieuse bien sûr, mais aussi davantage par rapport à l'étymologie du terme: radius, le rayon en latin, ce segment de droite qui fait le lien entre le centre et la périphérie, le noyau dur d’un corps et sa rencontre avec l’espace, l’altérité, la diversité, dans une dialectique et une dynamique, centrifuge et centripète en alternance, d'allers et retours, dans une porosité et une diversité des pratiques et des disciplines.

Un nom qui correspond à la dynamique verticale- entre zéphyr et nadir - induite par le bâtiment et à celle expansive induite par le choix des artistes participant à cette aventure, tous, (ou pres-que) issus de cursus de l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, choisis, de façon à la fois éclectique (au sens étymologique du terme), intuitive et sélective, en toute indépendance par rapport à leurs parcours dans l’école ou ultérieur.

C’est donc davantage dans l’esprit d’une présentation accompagnée, et inspirée par un contexte et des connections pressenties entre les travaux, qu’il convient d’appréhender ce projet, qui illustre aussi indirectement la politique engagée et, en toute indépendance de jugement, de soutien à la jeune création qui caractérise la démarche de collectionneur et amateur d’art - de mécène en un mot - de Frédéric de Goldschmidt.

Adoptant une position de rayonnement dans sa communication, Radieuse utilise pour celle-ci des oeuvres ne figurant pas dans l’exposition stricto sensu: un still tiré de Preview, une vidéo de Nils Alix-Tabeling, (qui sera projetée le dimanche 11 décembre 2016) ainsi que la police en libre téléchargement Dervona, élaborée par Marc Buchy, en synthétisant les quatre polices les plus usitées actuellement (Tahoma, Verdana, Helvetica et Arial).

Avec le soutien de l‘Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ArBA-EsA)