MINUTES / HOURS

Pointe-sèche / Dry point

Il s’agit d’une confrontation physique entre le corps et le métal. Un geste répétitif procédural

reproduit dans une durée correspondant au périmètre de la plaque que je travaille. Un centimètre du périmètre équivaut à une minute de travail.

Cette série questionne le corps et les supports visibles de l’images. La différence entre le geste mécanisé et l’aspect organique de la gravure, la répétition et l’épuisement. Fixation d’une poésie corporelle et graphique tout en conservant dans la gravure du métal la violence de l’effort sur la matière.

Il s’agit dans ce geste simple de créer une image produite par le corps ( et non dirigée ou imaginée par l’esprit ), mais également de faire échos à nos vies qui sont faites d’une infinité de gestes répétés au quotidien pour maintenir notre rôle sociale ou répondre au besoin d’un corps organique. L’empreinte de ce geste devient alors l’empreinte du temps qui passe, à l’image des traces que nous laissons derrière nous. Des traces qui portent en elles le paradoxe de ce qui à été et de ce qui ne sera plus mais que l’on répète indéfiniment.

It is a physical confrontation between the body and the metal. A repetitive procedural gesture that corresponding to the perimeter of the plate that I work. One centimeter of the perimeter is equivalent to one minute of work.

This series questions the body and the visible supports of the images. The difference between mechanized gesture and the organic aspect of engraving, repetition and exhaustion.

Fixation of a graphic poetry while retaining the violence of the effort on the matter. I want to create an image produced by the body (not directed or imagined by the mind), but also to echo our lives which are made of an infinite number of gestures repeated daily to maintain our social role or respond to the need for an organic body. The imprint of this gesture then becomes the imprint of the past, the traces we leave behind us. Traces that carry in them the paradox of what has been and what will be, but that we repeat indefinitely.